Libérez les Carnets ! Episode 2

27 Octobre 2016, je lance l’opération #LibérezLesCarnets. Le principe est simple : contacter toutes les facultés de médecine de France et d’outre-mer pour obtenir une copie des carnets de formation remis aux étudiants en médecine (internes et externes) lors de leurs stages dans les services d’urologie et de gynécologie. Rien qui ne soit frappé du sceau du secret défense. Selon le Code des relations entre le public et l’administration, les facultés disposaient d’un mois pour répondre à cette demande. Le silence de l’administration dans ce délai vaut refus. Et, étonnamment, je n’ai reçu AUCUN carnet. Pas un seul. Aperçu des réponses un mois après et suite de l’action.

Contacter une quarantaine de facultés de médecine et ne recevoir aucun carnet. Voilà l’exploit réalisé avec cette opération. Je regrette sincèrement ce manque de transparence qui ne fait qu’alimenter la suspicion 18 mois après la polémique des touchers vaginaux sous anesthésie générale. Pourquoi ne pas communiquer au public des carnets qui sont remis à des étudiants pour présenter et/ou évaluer leur stage dans ces services ?

Malgré ces refus tacites (regrettables), j’ai quand même obtenu 5 contacts.

  • A Tahiti, la faculté ne gère que la PACES. Ils n’ont donc pas de carnets. Les étudiants vont ensuite à Bordeaux.
  • 2 facultés de médecine ont demandé plus d’informations : s’agit-il d’une étude, période de temps concerné, suis je un ancien étudiant, etc. J’ai répondu sans donner plus d’information personnelle. Une de ces facultés a tenté de me contacter par téléphone. Toutefois, pour éviter tout biais, les échanges sont restés uniquement écrits
  • 2 faculté ont accusé réception. L’une d’elle a indiqué avoir transmis la demande à sa direction des affaires juridiques.

J’ai également noté une demande de mise en relation sur LinkedIn d’un professeur de médecine d’une faculté parisienne. Demande déclinée évidemment.

Suite à ces refus implicites, j’ai désormais 2 mois pour saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). La saisie peut se faire par courriel selon cette procédure. La CADA fournit même un modèle de lettre pour la saisie.

Alors comme annoncé, je transmettrais mes demandes à cette Commission en espérant que ces demandes obtiennent un meilleur sort que celui réservé par les facultés de médecine.

A nouveau, à travers ce blog, je demande à toutes les facultés de médecine d’être pro-active et de changer leur politique de transparence en publiant TOUS les carnets de stage sur leurs sites internet pour améliorer la confiance du public.

Et sous le hashtag #LibérezLesCarnets, n’hésitez pas à soutenir cette initiative en contactant sur Twitter les facultés de médecine de votre région et en leur demandant de rendre public tous les carnets de stage des étudiants en médecine.

A suivre…

3 Comments

  1. Bonjour!
    Etudiante en médecine, je découvre tout juste votre blog.
    Une des raisons pour lesquelles vous avez si peu de réponses est probablement le fait que la polémique soulevée n’existe pas dans toutes les facs. Jamais l’item « pratiquer un toucher vaginal sous AG » n’a fait partie de l’évaluation de mon stage de gynécologie et notre capacité à examiner correctement les patientes était évaluée aux Urgences, avec des patientes d’accord pour être examinées par un étudiant.
    Par ailleurs, le service de gynécologie où j’étais est le seul service où j’aie eu un carnet de validation de stage au cours de mon cursus! Et pas sûr qu’il soit réellement utilisé dans les autres services de gynécologie rattachés à ma fac…

  2. Merci pour votre réponse. Les résultats que j’obtiens depuis 2 ans montrent malheureusement que l’absence de consentement lors des actes des étudiants concerne la plupart des facultés.

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