Réponse ouverte à Henri Joyeux

Salut Henri. Tu permets que je t’appelle Henri ? Depuis le temps que je lis ton blog et entends tes interviews, tu es un peu de la famille. Mais si, tu sais, cet oncle qui nous donne envie d’espacer au maximum chaque nouveau diner de famille. Voilà, j’aurais presque envie de t’appeler Tonton. Presque. Et qu’est-ce que j’apprends Tonton ? Tu écris des lettres à Madame la Ministre ! Non mais sérieusement Henri. Tu ne crois pas qu’elle a autre chose à faire que de lire tes élucubrations sur la vaccination. Bon, puisque le cabinet du Ministère de la Santé a autre chose à faire que de perdre 10 minutes à te tacler par mail interposé, je me suis dit qu’on allait faire gagner du temps à tout le monde en te répondant.

Et je commence par répondre à ta première lettre.

“Des études complexes et coûteuses de pharmacocinétique, de toxicologie et tératologie pour la descendance sont exigées, d’abord souvent en cultures cellulaires, puis chez les petits animaux, avant de passer chez l’homme. Savez-vous que ces études ne sont pas requises pour les vaccins ? Pourriez vous nous expliquer pourquoi tant de différences ?”

Non Henri. Non, non et re-non derrière. Ce n’est pas la peine de reprendre l’explication foireuse de Michel Georget que tu as probablement vu sur Youtube. Ca n’en fera pas une vérité sous ta plume. Et je l’ai expliqué dans ce billet intitulé “l’évaluation clinique des vaccins pour les nuls. Le titre aurait dû t’intéresser pourtant. En résumé, il est faux de dire que pour de nouveaux constituants des vaccins les autorités ne demandent pas d’études. Par contre, pour des constituants déjà connus où il existe une littérature scientifique solide, il n’est pas nécessaire de refaire des études chez des patients alors qu’on connait le résultat à l’avance. Ce n’est pas éthique, Henri.

En posant cette question, tu montres simplement ta méconnaissance des recommandations de l’Agence Européenne du Médicament. C’est normal. Développer un vaccin et le mettre sur le marché n’est pas ton métier. Ca ne l’a jamais été. Et ça ne le sera très probablement jamais.

“Quelles en sont les raisons, sinon envahir au plus vite et imposer un marché mondial, qui au nom d’un seul argument, le rapport bénéfices/risques, mathématiquement calculé par des statisticiens aux ordres, reste “non discutable”

Pour combler ton ignorance, tu pourrais éviter d’inventer une raison financière ou d’accuser des “statisticiens aux ordres”. Dès les premières lignes, tu tombes dans le complotisme.

“A propos de l’Autisme et du vaccin ROR : pas de lien et vous auriez raison, mais cela reste à prouver.”

Non, Henri. Cela ne reste pas à prouver. C’EST PROUVE. Ne blâme pas Madame la Ministre car tu es incapable de faire une recherche bibliographique sur PubMed ou de lire les recommandations des Agences de Santé Publique qui ont fait ces recherches. Alors après l’évaluation clinique des vaccins pour les nuls, je te conseillerai bien “la recherche scientifique pour les nuls” mais cet ouvrage n’a pas encore été écrit. C’est dommage. Il t’aurait aidé à trouver cette revue systématique Cochrane qui conclut qu’aucun lien n’existe entre autisme et vaccination par le ROR. Et des références scientifiques concordantes pullulent. Comme cette étude récente faite sur 95 mille enfants et publiée dans le JAMA. Mais les sources scientifiques Henri, ce n’est pas trop ton truc apparemment. Dans ta lettre, je compte deux  références bibliographiques. Qui n’ont que de vagues rapports avec tes arguments.

Mais en bon antivaccin que tu es, tu cherches à instiller le doute. D’abord en indiquant que l’absence de lien n’a pas été prouvée. Sauf que cela fait plus de 10 ans qu’on l’a prouvé.

Puis en remettant en cause la fraude avérée d’Andrew Wakefield par un subtil “peut être”

“Truquées peut-être”

Non, Henri. Pas peut-être. L’étude de Wakefield était truquée. Point.

“Les spécialistes de l’Inserm précisent pourtant : « L’administration à 9 mois de la première dose du vaccin ROR chez les enfants admis en collectivité n’a pas de justification en dehors des périodes épidémiques. »

Effectivement, l’INSERM explique dans une publication que l’administration à 9 mois du vaccin ROR n’est pas recommandée sur la base des travaux de l’OMS. Et c’est pour cela que le calendrier vaccinal français élaboré sur la base des recommandations de…l’OMS fixe la première dose à l’âge de 12 mois. Pas à 9 mois. Quand as-tu lu le calendrier vaccinal pour la dernière fois Henri ? J’ai comme un doute sur ta connaissance du sujet.

“Ce qui doit être rappelé et reste incontestable, ce sont les contre-indications précises du vaccin ROR”

Non ? Vraiment ? Un médicament a des contre-indications ?

Par contre, je ne connaissais pas la notion de “contre-indications précises”. Il y aurait donc 2 types de contre-indications ? Les précises et les floues. Intéressant comme concept. Non, mais effectivement. Je me rappelle cette réunion d’écriture de la notice Vidal. On tirait à pile ou face. Pile, on écrit une contre-indication précise. Face, une floue. Pour le ROR, la pièce n’est tombée que sur pile pendant la réunion. Le coup de pot. T’imagines si la pièce n’était tombée que sur face. Il n’y aurait que des contre-indications floues. Ils s’en est fallu d’un rien.

“Un enfant vacciné est décédé récemment en Suisse, or son état de santé était tel qu’il n’aurait pas dû être vacciné. Pourquoi les médias répètent-ils qu’il est décédé de la rougeole, alors que son décès est dû d’abord à sa maladie ?”

Tu fais sans doute référence à cette histoire. Les médias répètent qu’un jeune homme est décédé de la rougeole car, (prépare toi, ça va être un énorme scoop) ce garçon est mort de la rougeole. Ah ces journalistes qui répètent la vérité. C’est d’un pénible je vous jure. Et si ce jeune homme n’avait pas rencontré la rougeole à cause d’une épidémie propagée principalement par des non vaccinés, il aurait peut être pu finir le traitement de sa leucémie et être encore parmi nous.

Tu affirmes que ce jeune homme souffrant d’une leucémie n’aurait pas dû être vacciné à cause de son état de santé. Je suis perplexe.

J’ouvre à nouveau le calendrier vaccinal. Ai-je manqué quelque chose ?

Non, non. La vaccination contre la rougeole se fait bien pendant l’enfance. Il est donc peu probable que ce jeune homme ait reçu le vaccin pendant son traitement contre la leucémie. L’explication la plus évidente est que la protection de la vaccination faite pendant l’enfance a été moins efficace à cause de la leucémie et de son traitement. Et sauf si tu as accès au dossier médical d’un patient suisse, il me semble que tu as (encore) écrit une ineptie.

“À l’heure actuelle, la transmission de ce virus à des personnes dites  « réceptives » en contact avec des sujets vaccinés ou non n’a pas été démontrée.”

Je passe sur ta définition des “personnes dites réceptives”. Dans mon jargon on dit “non vaccinées”.

Alors effectivement Henri, la transmission du virus atténué par des personnes vaccinées n’a jamais été documenté. Pas une seule étude ne le démontre. En plus de 40 ans d’utilisation. Et c’est marqué dans la notice Vidal. Mais ce résultat n’allant pas dans ton sens tu vas inventer le “pourtant possible”.

Théoriquement cela reste pourtant possible, ce qui montre bien que la vaccinologie n’est pas une science aussi exacte que le dosage du taux du sucre dans le sang.

Comme il n’y a aucune preuve de la transmission des virus vaccinaux aux non immunisés, tu prends un risque théorique improbable pour le lier au diagnostic du diabète. Ce qui n’a rien à voir. C’est un beau sophisme. On est là très loin de la démarche scientifique et de la médecine des preuves.

“Dernière contre-indication au vaccin ROR, la grossesse qui doit être évitée dans les trois mois qui suivent la vaccination. C’est qu’il doit y avoir des effets délétères pour la mère et plus encore pour l’embryon. Lesquels ?”

Tu vas voir Henri, tu vas en apprendre des trucs avec moi. La réponse à ta question se cache dans…la notice VIDAL. Tu sais celle qui est écrite pour informer les médecins inscrits à l’Ordre.

aucun effet délétère sur le fœtus n’a été documenté après l’administration chez la femme enceinte de vaccins contre la rougeole, les oreillons ou la rubéole. Même si un risque théorique ne peut pas être exclu, aucun cas de syndrome de rubéole congénitale n’a été signalé chez plus de 3500 femmes réceptives, qui étaient sans le savoir en début de grossesse lors de l’administration d’un vaccin contre la rubéole. Par conséquent, la vaccination par inadvertance de femmes enceintes n’ayant pas connaissance de leur grossesse, avec les vaccins contre la rougeole, des oreillons et la rubéole ne doit pas être un motif d’interruption de grossesse.”

Tu aurais aussi pu consulter les fiches du CRAT. Tu sais, ce centre devenu une référence française en matière d’utilisation des médicaments pendant la grossesse.

Et sur le vaccin rubéole, le CRAT dit ceci :

“Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au vaccin contre la rubéole sont très nombreuses et rassurantes à ce jour. Aucun syndrome de rubéole congénitale n’a été observé chez les enfants de mères vaccinées en cours de grossesse ou juste avant, y compris chez les femmes séronégatives.

En résumé, aucun risque n’a été identifié à ce jour dans la vraie vie.

Là où tu brandis la contre-indication comme l’affirmation d’un risque avéré (mais en sous entendant qu’on nous le cache), tu agites les peurs. Alors que la contre-indication est une simple mesure de précaution. Dans la vraie vie, les données sur la vaccination des femmes enceintes sont rassurantes. Mais comme on veut éviter tout risque, même théorique, on adopte, par précaution, une contre-indication de principe. Mais encore faut-il ne pas voir des complots partout et comprendre comment sont écrits les contre-indications dans le résumé des caractéristiques du produit.

“La Rougeole a toujours existé comme une maladie bénigne si l’enfant est en bonne santé”

L’argument de la maladie bénigne. Mais qu’est-ce qui ne faut lire ! Henri, tu appelles une maladie bénigne une maladie qui tue 2 personnes infectées sur 1 000 (source: The Pink Book du Centers for Disease Control). Es-tu bien conscient de ce que représente 2 morts pour 1 000 infectés ?

“Enfin pourquoi ne pas dire que tout enfant ayant développé la Rougeole (maladie bénigne chez l’enfant en bonne santé, non carencé en Vitamine A), a un système immunitaire qui a fabriqué les anticorps spécifiques contre le virus de la Rougeole, ce qui permet d’affirmer qu’il est vacciné à vie contre la Rougeole.”

Pardon ??? J’ai bien lu ? Tu veux que tous les enfants soient infectés par la Rougeole ? Tu veux faire des “Rougeole party” ou comment ça se passe ?

Mais soit. OK. Laissons leur faire la rougeole. Environ 800 000 enfants naissent chaque année. Avec un taux de mortalité de 0,2%, on obtiendra 1 600 enfants morts par an. La moitié du nombre de morts sur les routes. Tu en as encore des idées de génie comme celle là Henri ? Oui ? Et bien tu te les gardes, OK !

Quant à ta source sur la vitamine A, c’est consternant. Les auteurs eux mêmes concluent :

“Aucune réduction significative globale de la mortalité par traitement de vitamine A n’a été constatée chez les enfants atteints de rougeole.”

Mais toi, tranquille le chat, tu en conclus que les apports en vitamine A détermineront si la rougeole est une maladie bénigne ou non.

“Nous ne pouvons pas compter sur les médias classiques fort sponsorisés directement ou indirectement par l’Empire vaccinal.”

Le retour du complot des médias. Très amusant. Surtout quand on vient de t’entendre sur RMC.

Mais RMC ne doit pas être un média “classique”. Et puis, certes, on t’a entendu sur de nombreuses télés et radios, mais je n’ai pas souvenir de t’avoir entendu sur France Musique, France O ou Radio classique. Et dans ce cas, on peut effectivement se demander s’il n’y a pas un complot des médias de la musique classique financés par l’Empire vaccinal !

“Vous savez parfaitement chère collègue, comment se transmet le virus de l’hépatite B : le sang, les relations intimes et la seringue du drogué.”

Je suis sûr que Madame la Ministre connait les modes de transmission du virus. Mais toi par contre, j’ai un doute. Je t’invite à aller lire le site de l’INPES où tu apprendras, peut être, que :

  • le virus est très résistant
  • il se transmet par tout type de fluides corporels (salive, sang…). TOUS. Pas juste le sang et le relations sexuelles.
  • la contamination de l’entourage proche par l’intermédiaire d’objet ou de morsure est possible. Genre…au hasard, une morsure à la crèche.
  • Et dans 30% des cas, on ne connait pas le mode de transmission.

Alors Henri, je te pose la question: sur l’hépatite B, que sais-tu parfaitement ?

“Pensez-vous sérieusement que la vaccination contre le virus de l’hépatite B soit nécessaire à tous les nouveaux nés de 6 semaines”

Alors déjà, la réponse est un grand oui. Et la communauté scientifique le pense même très sérieusement. Récemment, le Royaume-Uni a décidé de suivre l’avis de l’OMS et d’imiter la France en recommandant cette vaccination à tous les nourrissons.

J’en ai parlé récemment dans le billet “l’obligation vaccinale est-elle efficace?”. Et l’excellent blog de Rougeole Epidémiologie explique en détail pourquoi il est important de vacciner les bébés contre l’hépatite B.

De mon point de vue, la vaccination contre l’hépatite B est même le premier vaccin à mettre sur la liste. LE PREMIER. Je l’avais expliqué l’année dernière sur le billet “Vaccins: Que la lumière soit.

Et les faits sont là. On dénombrait 8 500 cas d’hépatite B en moyenne par an au début des années 1990, avant la mise en place de la vaccination des nourrissons et des enfants. On est passé à environ 650 cas en moyenne par an, tout âge confondu entre 2004 et 2007 (source : Avis du HCSP – 2008)

“Vos conseillers vous disent : Actuellement, aucune étude scientifique n’a démontré de lien de causalité entre la vaccination contre le VHB et la survenue d’une sclérose en plaques (SEP) ou d’autres affections auto-immunes.”

Le thème du conseiller qui cache la vérité à Madame la Ministre. Amusant. Encore un ressort utilisé par les complotistes. Ce que tu appelles “conseillers”, j’appelle cela le Haut Conseil à la Santé Publique, l’Agence du Médicament et la Haute Autorité de Santé. Et ces “conseillers” ne “disent” pas. Ils publient des recommandations après avoir passés en revue la littérature scientifique. Toute la littérature. Pas juste une étude sortie de son contexte en ignorant les conclusions de l’auteur.

“Les complications de la vaccination, désormais bien répertoriées, invitent à une grande prudence. Elles ont été diffusées fin 2014, au grand dam des fabricants et de leurs diffuseurs.”

Ces complications sont tellement bien répertoriées que tu n’as pas d’études à montrer avant 2014. En tout et pour tout, tu cites une seule étude sur la sclérose en plaque. Et quelle étude.

Elle s’attache uniquement à regarder le nombre de scléroses en plaque après 1994 en le comparant au nombre de doses de vaccins vendues. Aucune distinction sur le nombre de SEP entre vaccinés et non vaccinés. Cette étude ne fait pas la preuve d’un lien entre SEP et vaccin. Henri, tu as choisi celle là car elle allait dans ton sens. Et tu as ignoré toutes les autres comparant les SEP chez les vaccinés et les non-vaccinés. Toutes celles qui ont conclu à l’absence de liens. Contrairement à toi, le HCSP les a toute considéré. Même l’unique étude qui établissait un lien. Tout en précisant que cette étude avait été écartée par le Center for Disease Control à cause de sa métholodogie.

Alors expliquer que ces complications sont bien répertoriées mais n’être capable de sortir qu’une seule étude, de qualité discutable en plus, j’ai la vague impression que tu te fous de notre gueule. Mais ce n’est qu’une impression.

“On vous dira qu’on n’a jamais vu des SEP chez les nourrissons et que c’est une des raisons pour vacciner si tôt. Cette affirmation est sans valeur car le paramètre exposition et délai, n’est pas pris en compte comme il le devrait, d’autant plus que les statisticiens n’osent pas le dire ou cela ne leur est pas demandé.”

Décidément, ces statisticiens. Ce sont de sacrés boulets. D’abord aux ordres. Puis trop timides pour dire qu’il y a un lien entre la SEP et le vaccin. Ou alors ils sont au courant du lien mais comme personne ne leur a demandé, ils cachent le lien telle une confrérie secrète. La confrérie des biostatisticiens.  Ils en discutent lors de leurs réunions secrètes et durant leurs soirées Loto ! Ils doivent bien se marrer quand même !

“De plus ils contiennent de l’Aluminium dont nous allons voir la toxicité.”

On y est. L’aluminium. Tu as mis du temps pour le faire entrer dans la partie. Mais le voilà enfin. J’ai hâte de lire la suite, Henri.

“Comme vous allez le vérifier vous même, l’Aluminium, pas plus que des nanoparticules retrouvées dans des études sérieuses, n’a rien à faire dans le corps d’un enfant ou dans celui d’un adulte, mais tout dépend de quelle façon il pénètre le corps.”

Les fameuses études sérieuses que tu ne références pas. Quant au 30 à 50 mg d’aluminium naturellement présent dans le corps, j’annule immédiatement leur visa touristique et demande leur expulsion fissa de l’ensemble des corps humains de la planète Terre. Comme tu l’as dit, ces milligrammes n’ont rien à faire dans le corps. Même naturellement. Allez ouste !

Savez-vous que beaucoup de produits adjuvants ont été essayés dans le but de stimuler le système immunitaire et de vacciner de plus en plus tôt ? Ont été testés, le tapioca, la saponine, des miettes de pain, des émulsions huileuses contenant du squalène et actuellement des sels (hydroxyde et phosphate) d’aluminium.

Quoi ???

Non mais pourquoi tu nous parles du tapioca ? Il n’y a pas de tapioca dans le vaccin hexavalent. Qu’est-ce qu’on s’en fout sérieusement ? Et puis, j’espère bien qu’on a testé plusieurs adjuvants pour trouver le plus sûr et le plus efficace. Quel est le rapport avec l’aluminium ? Reste concentré Henri, tu pars en toupie !

Le formaldéhyde, classé cancérigène, reste présent. Le formaldéhyde comme l’aluminium restent des produits qui inquiètent les familles. 

Ok. T’as décidé de ne pas nous parler de l’aluminium en fait. Quel est le rapport entre l’utilisation de l’aluminium qui est un adjuvant et du formaldéhyde qui est un conservateur ?

Bon, je vois bien que le formaldéhyde t’inquiéte. Alors dans ce cas, je t’invite à conseiller à toutes les familles de France d’arrêter de boire des jus de fruits ou de manger des poires.


(source de l’infographie : l’excellent billet “Petit regard sur le formaldéhyde dans les vaccins” du site Science Pop)

Et puis j’ai un peu de mal à te suivre. Dans ce billet sur ton blog, tu nous expliques que les poires sans la peau c’est bon pour la santé. Alors qu’elles contiennent beaucoup plus de formaldéhyde. Je suis perdu. Doit-on arrêter de donner de la compote de poires aux nourrissons ?

D’ailleurs avec vous (NDLR: Agnès Buzyn), qui êtes comme moi cancérologue, nous pouvons nous poser la question immuno-logique : pourquoi l’Aluminium n’est-il pas utilisé pour stimuler l’immunité en cancérologie ? 

Encore une fois : QUELLE-EST-LE-RAPPORT-BORDEL ?

C’est une lettre sur les vaccins. C’est à dire un antigène, bref un bout de virus, combinée à un adjuvant. Pourquoi tu la ramènes avec la cancérologie ? Ca n’a rien à voir Henri ! C’est juste un nouveau sophisme. Encore un. Et la preuve que tu ne comprends pas vraiment le principe des adjuvants dans les vaccins.

“Sur un mode humoristique et surtout pédagogique, mais pour éviter le style académique que nous connaissons bien, j’ai décidé de laisser la parole à cet oligo-élément. Ce sera l’objet de ma prochaine lettre, qui vous est aussi adressée.”

Oh ? Tu déconnes ? Je viens de me taper la lecture du tapioca, des miettes de pain, du formaldéhyde et de l’utilisation des adjuvants en cancérologie. Et tu finis en reportant la discussion sur l’aluminium à une deuxième lettre ? C’est quoi ce teaser mal foutu ? On dirait la bande annonce d’un mauvais film français.

J’espère quand même que ta 2e lettre sera un peu plus consistante. Car si tu voulais démontrer ta grande fébrilité sur le sujet de la vaccination, la première lettre était suffisante. Je n’ai pas besoin d’une deuxième pour en être convaincu.

(A suivre)

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