Le vapotage et les enfants

La réduction des risques. Expression pour qualifier une nouvelle approche des politiques publiques. Le Zéro Tolérance est un échec. Quel que soit le sujet. Santé, éducation, migration, justice. L’expression préférée des conservateurs montre régulièrement son inefficacité. En face, une autre approche s’impose peu à peu. La réduction des risques. Notamment dans le domaine de la Santé où cette approche est un succès. Comment combattre le VIH ? En fournissant des kits d’injection stérile en pharmacie. Comment combattre les overdoses aux opiacés ? En rendant accessible des médicaments de sevrage sans ordonnance. Et pour la cigarette ? En encourageant l’utilisation du vapotage chez les fumeurs. 

Transformer les fumeurs en vapoteurs
Le calcul est relativement simple. Vapoter serait une pratique qui présente moins de risque pour la santé que la cigarette. Il serait donc préférable d’un point de vue de la Santé Publique que les fumeurs deviennent des vapoteurs. Cette analyse explique la relative bienveillance des pouvoirs publics envers cette nouvelle pratique. De mon point de vue, voir débarquer un nouveau produit à vapoter à base de nicotine sans aucune étude préalable sur la nocivité et sans respecter les normes de qualité imposées aux autres substituts nicotiniques ne me plait pas.  Deux poids, deux mesures. D’un côté les patch, les inhalateurs, les gommes sont des médicaments. Ils doivent démontrer par des études leur efficacité et doivent respecter la qualité et le circuit pharmaceutique. D’un autre, le vapotage et son circuit de production et de vente ouvert à tous. Aucune étude quand le produit a été lancé. Un saut dans l’inconnu. Un peu comme le tabac en son temps.

Mais si vapoter est moins dangereux que fumer, alors, soyons pragmatisme. Réduisons le risque de la cigarette. Et quand nous aurons mis un terme à la cigarette comme problème de santé publique, il sera temps de s’occuper du vapotage.

“Chère industrie du vapotage,

Appâte les fumeurs, détourne les de la cigarette et réduis leur addiction jusqu’à un sevrage complet. Tu as tout mon soutien. #TeamVapotage.

Par contre, je te le retire immédiatement et deviens ton plus farouche opposant si tu imites ta branche américaine.”

Ses pratiques outre-atlantiques ne valent pas mieux que celles de l’industrie du tabac.

Payer les universités et les étudiants pour faire la promotion du vapotage
Aux Etats-Unis, l’industrie a commencé à financer les Universités américaines pour obtenir leurs noms sur les sites internets des Universités.

En plus de ce financement, l’industrie du vapotage paye également les étudiants jusqu’à 5000 dollars pour écrire des essais favorables au vapotage. Si le but est d’influencer la jeunesse en cherchant des leaders d’opinion, bravo, cette technique remplit l’objectif. Hollywood peut déjà préparer une suite : Thank You for e-Smoking !

J’en vois certains venir : “Ce sont des adultes, ils sont libre de faire ce qu’ils veulent”, “Mieux vaut vapoter que fumer”. Ok. Admettons. Mais alors vous allez devoir faire preuve d’ingéniosité pour réussir à expliquer la suite.

Le packaging, une arme pour viser les enfants
Le mois dernier, la puissante FDA (Food and Drug Administration) a émis une alerte concernant les produits de l’industrie des e-cigarettes.

Je n’ai rien à ajouter. Dites moi si vous partagez mon écoeurement face à ce type de pratiques.

(Plus d’exemple ici)

J’espère que cela n’arrivera pas en France.

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On a déjà ÇA à gérer !

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